Le samedi 25 avril 2026, à 14h, un appel résonne dans les rues de Place de la République. Un appel à la mémoire, à la dignité, mais surtout à la justice. Celui d’un rassemblement en hommage à Aboubakar Cissé.
Derrière ce nom, il ne s’agit pas seulement d’un individu. Il s’agit d’une histoire, d’une vie interrompue, d’une voix réduite au silence. Et comme souvent dans ces tragédies, le silence est précisément ce contre quoi il faut lutter.
Pourquoi se mobiliser ?
Se mobiliser, ce n’est pas simplement être présent physiquement. C’est refuser l’oubli. C’est dire que chaque vie compte, que chaque injustice mérite d’être dénoncée, que chaque drame doit trouver une réponse collective.
Dans les pancartes visibles sur l’affiche — “Justice pour Abou Bakr Cissé”, “Racisme, islamophobie, négrophobie : ça suffit !” — il y a plus que des slogans. Il y a une colère contenue, une fatigue profonde, mais aussi une détermination. Celle de ne plus accepter que certaines vies semblent compter moins que d’autres.
Se mobiliser pour Aboubakar Cissé, c’est poser une question simple mais essentielle : dans quelle société voulons-nous vivre ?
Une mobilisation qui dépasse un cas individuel
Ce rassemblement ne concerne pas uniquement une personne. Il met en lumière des réalités que beaucoup vivent au quotidien : discriminations, violences, stigmatisation. Des mots comme “négrophobie” ou “islamophobie” ne sont pas abstraits — ils traduisent des expériences vécues, souvent invisibilisées.
Être présent, c’est reconnaître ces réalités. C’est écouter. C’est soutenir. C’est aussi envoyer un message clair : l’indifférence n’est plus une option.
La force du collectif
L’histoire nous l’a appris : les avancées sociales naissent rarement du silence. Elles émergent lorsque des citoyens décident de se lever, ensemble. Une mobilisation, c’est une énergie collective qui peut faire bouger les lignes, interpeller les institutions, et surtout redonner une forme de dignité à celles et ceux qui se sentent oubliés.
Le 25 avril, il ne s’agira pas seulement de marcher ou de se rassembler. Il s’agira de créer un moment de communion, de mémoire et d’exigence.
Ne pas laisser le silence gagner
L’oubli est souvent la deuxième injustice. Après le drame, vient le risque que tout s’efface, que l’émotion retombe, que les questions restent sans réponse.
Se mobiliser pour Aboubakar Cissé, c’est refuser cela. C’est maintenir la lumière là où certains préféreraient l’ombre. C’est rappeler que derrière chaque nom, il y a une humanité.
Le rendez-vous est donné. Mais au-delà de la date et du lieu, c’est une responsabilité collective qui est en jeu.
Alors, pourquoi faut-il se mobiliser ?
Parce que la justice ne doit jamais être optionnelle.
Parce que le silence protège rarement les victimes.
Et parce qu’une société se mesure à la manière dont elle défend les siens.


