Revue de presse du jeudi 8 octobre 2026 : sécurité des JOJ et audience au TAS
JOJ et CAN : deux dossiers au premier plan
La sécurité des Jeux olympiques de la jeunesse et le contentieux de la finale de la Coupe d’Afrique des nations dominent la presse sénégalaise du jeudi 8 octobre 2026. Les journaux abordent deux rendez-vous très différents : la préparation d’un événement organisé au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre, et l’examen, à Lausanne, du recours de la Fédération sénégalaise de football contre une décision de la CAF. Les auditions sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », la dette et les conséquences des inondations complètent cette actualité.
Dans sa revue des quotidiens du 8 octobre, l’APS relève les angles de L’As, de Libération et du Soleil sur le dispositif des Jeux. Le Quotidien met l’accent sur l’étape judiciaire au TAS. Derrière ces manchettes, deux distinctions sont essentielles : les opérations de sécurité montrées mercredi relevaient d’un exercice ; l’audience sportive de jeudi ne signifie pas qu’un verdict sera rendu le même jour.
Les Unes datées du 8 octobre montrent cette diversité d’angles. EnQuête choisit « Dakar sous contrôle », tandis que Le Soleil insiste sur les capacités de réaction de la sécurité intérieure. Le Quotidien résume l’enjeu sportif par « Ça passe ou ça TAS ». L’Observateur place les dégâts au centre Philippe-Senghor au premier plan. EnQuête et L’As suivent également le dossier des ordinateurs étudiants. Les photographies et les formulations spectaculaires des manchettes doivent être replacées dans le contexte des informations recoupées.
JOJ : 14 600 personnes annoncées, une coordination mise à l’épreuve
Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, a annoncé mercredi 7 octobre la mobilisation d’environ 14 600 personnes sur les sites de Dakar, Diamniadio et Saly. Ce total comprend les forces de défense et de sécurité, les secours, mais aussi les administrations et les collectivités territoriales. Il ne correspond donc pas au seul nombre de policiers ou de militaires. L’annonce, rapportée par l’APS, intervient après une nouvelle mise à l’épreuve du dispositif.
Aux hôtels Terrou-Bi et Azalaï, à Dakar, les intervenants ont travaillé sur un scénario fictif d’attaques simultanées. Police, gendarmerie, composantes militaires et sapeurs-pompiers devaient coordonner leurs réactions. Un journaliste de l’APS a assisté à cette simulation du 7 octobre, qui a duré plus d’une heure. Ces images ne documentent pas une attaque réelle. L’exercice permet de tester les procédures et d’en tirer des enseignements ; il ne constitue pas, à lui seul, une garantie sur toutes les situations qui pourraient survenir pendant les Jeux.
Pour les habitants, la préparation concerne également les déplacements quotidiens. Le gouverneur de Dakar, Ousmane Kane, a annoncé le 6 octobre 166 mesures de circulation et de régulation. Ce chiffre ne signifie pas la fermeture de 166 routes. Les réponses envisagées portent notamment sur les flux, les points critiques et les déplacements des bus des Jeux, tout en préservant l’accès aux transports publics et aux sites. Le ministre de l’Intérieur a toutefois prévenu que certaines dispositions entraîneraient des contraintes temporaires. Les itinéraires et restrictions précis devront être suivis dans les communications officielles.
Finale de la CAN : le recours sénégalais examiné à Lausanne
L’affaire portée devant le Tribunal arbitral du sport oppose la Fédération sénégalaise de football à la CAF et à la Fédération royale marocaine de football. L’audience du 8 octobre était fixée à 9 h 30 à Lausanne, soit 7 h 30 GMT, en présence des parties et à huis clos. La procédure se déroule en français. Dans sa communication officielle du 30 septembre, le TAS précise qu’aucune décision ne sera rendue le jour de l’audience et qu’il ne peut annoncer de date pour la décision finale.
Le litige porte sur la décision du jury d’appel de la CAF du 17 mars. En appliquant les articles 82 et 84 du règlement, cette instance a déclaré le Sénégal forfait et retenu un résultat de 3–0 en faveur du Maroc. Il s’agit de la décision de la CAF, que la fédération sénégalaise conteste. Le TAS a confirmé le 25 mars l’enregistrement de son appel : la FSF demande l’annulation de cette décision et sa reconnaissance comme vainqueur de la finale.
Cette demande reste celle d’une partie à la procédure. Ni le dépôt du recours ni la tenue de l’audience ne permettent de présenter une annulation comme acquise. La dépêche de l’APS du 8 octobre rappelle le contexte de la finale du 18 janvier et expose différentes issues possibles. Le contenu des plaidoiries à huis clos ne peut, lui, être déduit des arguments envisagés par les médias.
« Un étudiant, un ordinateur » : les auditions doivent éclairer les marchés
Le programme d’équipement des étudiants revient dans la presse à travers les travaux de la commission d’enquête parlementaire. Les auditions ont commencé le 5 octobre. La commission, présidée par El Hadji Guèye, examine des irrégularités présumées dans la passation et l’exécution des marchés. Son président a expliqué à l’APS que les pièces et les témoignages devaient permettre de reconstituer la gouvernance, le financement, les stocks et les flux financiers, sans présumer les responsabilités.
Dans son article du 7 octobre, EnQuête détaille les auditions de la veille, consacrées notamment à la réception, à la distribution, à la qualité et à la maintenance des ordinateurs. Selon Oumar Sakho, directeur de la DCMP, cette direction a été saisie pour la première fois en 2025 pour les ordinateurs destinés à l’UN-CHK. Il affirme qu’une proposition d’entente directe a été refusée, avant l’autorisation d’un appel d’offres restreint d’urgence. Ces éléments sont des déclarations rapportées par le journal, à confronter aux documents et aux autres témoignages. Ils ne constituent pas des conclusions définitives de la commission.
Dette : distinguer les démarches annoncées des résultats obtenus
La dette figure également parmi les dossiers relevés dans la revue de SenePlus du 8 octobre. Pour comprendre ce débat, il faut replacer les annonces récentes dans leur calendrier. Le ministère des Finances a présenté le 1er septembre le Plan de traitement de la dette du Sénégal, en précisant que la dette libellée en francs CFA resterait hors de son périmètre. Le traitement envisagé et les consultations des créanciers sont des démarches annoncées ; les économies espérées ne sont pas des résultats déjà constatés.
Un communiqué du 30 septembre annonçait une réunion virtuelle des créanciers le 6 octobre, sous les bons offices des services du FMI. Ce document ne vaut pas accord obtenu à l’issue de la rencontre. De même, l’accord au niveau des services annoncé par le FMI le 1er septembre, portant sur 36 mois et environ 2,2 milliards de dollars, restait soumis dans ce communiqué à l’approbation du conseil d’administration et à des assurances de financement. Il ne faut pas confondre cette étape technique avec un décaissement confirmé.
Inondations : l’urgence demeure, la rentrée est reportée
Les difficultés causées par les pluies continuent de peser sur la vie quotidienne. SenePlus relève les angles de L’Observateur sur le centre Philippe-Senghor et de Sud Quotidien sur les perturbations des activités et de la circulation. Un compte rendu publié par Senego le 8 octobre rapporte une visite du ministre Cheikh Tidiane Dièye la veille et une baisse des eaux observée dans certains secteurs de Dakar. Cette observation localisée ne signifie pas que toutes les zones touchées sont revenues à la normale.
Les services de la Primature ont annoncé le 5 octobre un programme national de lutte contre les inondations de 921 milliards de FCFA, destiné à compléter les interventions d’urgence par une réponse structurelle. Le montant est celui d’un programme annoncé. La dépêche ne fournit ni calendrier détaillé ni preuve de décaissement.
La conséquence immédiate pour les familles est le report de la rentrée. Selon le communiqué du ministère de l’Éducation nationale relayé le 6 octobre par l’APS, la reprise des cours, initialement prévue le 7 octobre, est fixée au lundi 12 octobre dans tout le pays. Les autorités invoquent l’évolution météorologique, la sécurité des élèves et la poursuite du nettoyage, de l’assainissement et de la remise en état des établissements.
Sénégal–Rwanda : onze accords annoncés à Kigali
La coopération avec le Rwanda apporte un autre volet à l’actualité. À l’issue de la première Grande Commission mixte, réunie à Kigali les 6 et 7 octobre, le ministère sénégalais des Affaires étrangères annonce onze nouveaux accords, selon une dépêche de l’APS publiée le 7 octobre. Cheikh Niang conduisait la délégation sénégalaise.
Le compte rendu officiel rwandais confirme des discussions sur l’agriculture, les investissements, l’enseignement, la culture, le sport et plusieurs autres domaines. Il mentionne aussi un partenariat entre le Rwanda Development Board et l’APIX pour faciliter les échanges. Ces accords ouvrent un cadre de coopération. Leur portée concrète dépendra des plans d’action, des financements et du suivi ; les textes consultés ne permettent pas d’annoncer des retombées économiques déjà réalisées.